dimanche 30 mars 2008

Homage to my Chinese friends

I arrived in Japan, ready to accept any differences, to adapt to any unknown situation, to find my bearings among uncertainties. Guided by my will to understand and to create relationships, I tried my best to communicate, using languages, gestures, attitudes, and in order to give ground to this communication, I found similarities, things we had in common. We were all together at the same place, living a comparable adventure and sharing our experiences. Eventually, my Chinese friends were not that different and we got to communicate, to understand each other. I have never had the opportunity to study the history of this people, of this country which intrigues and moves me, but I do like its people because I could create a deep relationship with some of them.

I probably transmitted more than I can imagine, but maybe because I am European, I might have communicated my sense of individuality (knowing and recognizing everyone and each as a unique person), liberty of expression (not only thinking what is being said, but also saying what is being thought), friendship based on interindividual relations and not only because of the membership to a common group, unselfishness to compensate selfishness…

But once I got back in France, distance took its place. The Internet and new technologies could not help it, they just feigned to make believe for a while in the existence of a substitute to direct contact. Media came in between, shelling me with well-selected images of China which were supposed to represent this great big land. My mates and friends know more about this country than I do even though they barely speak to Chinese people and only meet them in institutionalized frames.

I think I unconsciously kept something of Asia in me. Whereas students worry about their own business, their own knowledge, their own projects, I keep on considering the class as a group, and I am continuously doing my utmost to share my information, my knowledge, my motivation and my support. I help for us to go forward together and sometimes this help is even being refused under the pretext of an inability of giving back, as if reaching a common goal would not sue for both common/collective and individual efforts.

I know now that Europeans are holding on to their history to avoid at all costs and ignore an identity crisis which seems to be inevitable. Globalization, Europe, new technologies, erase the relationship with otherness which allowed us to define us and we dig deeper in the perpetuation of memorials and commemorations which do not make any sense to anyone or which do not make any sense to everyone. Our buildings do stay but their history are being forgotten, preference is given to non-places where we live our accelerated life with less and less meaning. Our history is arbitrary and not lived.

I have had a deep respect for the labour force of Asians who, following goals which keep for me quite understandable because their values are not mine, can still sacrifice and struggle for going where they want to go. I now have a deep respect for this intelligence, which consists in mixing tradition and modernity, past, present and future.

I still have so much to learn from them, but so little time and energy. My curiosity will wait for its time to express itself. My friendship won’t stop manifesting itself.

mercredi 12 mars 2008

Les 5 saisons japonaises en bi/tri-cyclette

Parlez-moi du Japon. Alors, voyons voir, qu’ai-je appris en cours de japonais… Ah oui : Au Japon, il y a 4 îles, Hokkaidô au nord, Honshû la plus grande île, Shikoku et Kyûshû au sud. Et puis…Au Japon, il y a 4 saisons : le printemps est doux, l’été est chaud, l’automne est frais et l’hiver est froid. Haha, la bonne blague.

C’est vrai qu’il y a l’automne, rouge, frais. Ensuite vient l’hiver, avec son tri-cycle neige-glace-eau en fonction des baisses de la température dues à l’alternance de périodes diurnes et nocturnes. Puis le printemps que l’on attend avec impatience en suivant la ligne de floraison des cerisiers après la météo à la télé. Et lorsqu’enfin on a la chance de voir ces fleurs qu’on nous vante tant, le cœur s’apaise et s’émerveille dès que les yeux se lèvent. Alors finalement on marche la tête en l’air dans l’allée du parc Ueno pour profiter de la beauté légendaire de la nature japonaise et ignorer la décadence de son humanité, certes conviviale, mais également imbibée de saké. Assez vite les pétales roses commencent à voleter et à couvrir les plans d’eau de tâches blanches, le temps se réchauffe et on ressent de plus en plus l’humidité comme étouffante.

Alors l’été s’approche… mais pour y pénétrer, il faut d’abord traverser un sas : la saison des pluies. Le bi-cycle douche-sauna se charge de nous préparer à la dernière saison. On appelle cette période Tsuyu (梅雨), la saison des pluies. Préférez un t-shirt et une casquette sous un long k-way voire un affreux pancho en plastique transparent à 100 yens pour le haut du corps, des chaussures ouvertes type tongs pour les pieds. Le parapluie peut aussi s’avérer utile, même en bicyclette. Ne pas dépenser plus de 100 yens, puisque vous serez forcé de l’échanger contre un autre parapluie à la sortie de chaque bâtiment qui lui, ne coûtera pas plus de 100 yens. La douche qui vous lave en 5 secondes dure environ 2 jours. Vous pouvez ensuite momentanément troquer votre k-way contre des t-shirts de rechange et observer le fait qu’on puisse suer de tous les endroits du corps sans exception. D’où la facilité des judokas japonais à perdre du poids en période précompétitive (sauf peut-être Kousaku Hatanaka…), contrairement aux européens qui peinent à perdre l’eau de leur corps en un temps réduit avant de passer sur la balance.

Enfin, on vous avait prévenu, tous les étrangers vous en avaient parlé, de cette saison infernale et vous pourrez en parler à votre tour comme d’une expérience traumatisante, mais certainement aussi riche en souvenirs. Car un mois et demi plus tard, vous découvrez que l’été est à peine plus supportable. Il fait… chaud et… humide… et chaud. Et l’intérieur des bâtiments est climatisé. Oh joie ! Je n’étais encore jamais tombée malade en été. Je n’aurais jamais cru dire un jour « vivement l’automne ! »

dimanche 17 février 2008

Les JO pendant les expositions universelles

Témoins de la réussite humaine, démonstrations d’excellence, les expositions internationales et universelles se veulent être une photographie de l’ensemble des accomplissements humains à un moment donné, dont l’auteur-photographe n’est autre que le pays organisateur. Chaque contrée organisatrice y appose ainsi son sceau, marquant cette représentation de la société de sa subjectivité. Dans ce grand parc où la culture et la science mondiales sont exposées au grand public, on étudie, on classe, on compare, on situe les pays les uns par rapport aux autres, on tente de montrer sa supériorité et sa réussite dans un domaine bien particulier. Des phases, des tendances, voire des modes sont mises en valeur. L’art et l’architecture prédominent, à côté des sciences et techniques, mais ces populations sont faites pour se rencontrer et échanger.

Que de termes qui font penser à un autre événement international d’envergure : les Jeux Olympiques. Les meilleurs sportifs au monde s’affrontant à la fois pour mettre en lumière l’excellence et la beauté de l’humain en son corps et esprit en tant qu’ambassadeur de sa nation. Cet aspect élitiste, ce mariage d’art et de technique, ce désir d’excellence, relient les deux types de manifestations. Mais à l’instar de l’œil du photographe, qui détermine l’angle, le cadre, la mise en valeur d’un objet au second ou au premier plan, l’organisateur choisit, par la distribution de l’espace, le financement et le type d’expositions accueillies, le secteur qui sera au premier plan et influencera la vision générale de l’exposition et ainsi ce qui constitue théoriquement la représentation de la société par le grand public. Tandis que la France met l’accent sur les arts, les Etats-Unis sur la production industrielle.

Alors quelle est la place du sport dans la société ? Autrement dit, quels moyens sont alloués à l’organisation de jeux sportifs dans l’enceinte de l’exposition et quel espace est-il accordé au sport sur la grande carte du monde des accomplissements humains ? Alors qu’aujourd’hui le sport semble transversal à tous les domaines, mettant à profit chaque découverte scientifique, chaque nouvelle technique, qu’elle soit économique ou artistique et surplombe par sa popularité l’ensemble de toutes autres activités humaines, il semblerait bien que le sport, à l’époque où les Jeux Olympiques faisaient partie des expositions internationales et universelles, n’avait pas encore une importance suffisante ni pour englober les autres secteurs de l’exposition ni pour s’en détacher. Cette recherche d’indépendance des Jeux Olympiques, nécessaire du point de vue de Pierre de Coubertin, marque sans doute une grande étape pour leur développement. Car leur organisation ne fut pas des plus aisée et le résultat pas toujours à la hauteur des attentes.

1900 Paris

Pierre de Coubertin, impressionné par l’exposition universelle parisienne de 1889, monte un projet pour l’exposition de 1900 avec M. G. Strehly, helleniste et gymnaste renommé, comprenant une restitution de l’Altis Olympie et l’exposition d’objets et de documentation sportifs de l’antiquité aux temps modernes. Il s’avère cependant que la vision du nouveau directeur de l’exposition diffère de celle des anciens. Faute de convocation reçue, sa surprise et celle des sportifs au regard de la classification officielle n’en est que plus grande, puisque aucun d’eux n’aurait pensé associer par exemple l’aviron au sauvetage ou les sociétés de sport à la prévoyance sociale.

Un énorme décalage apparaît déjà tant au niveau de la vision du sport que de la forme de l’événement lui-même. Et à Pierre de Coubertin d’écrire : « ce ne pourra être qu’une sorte de foire chaotique et vulgaire, exactement le contraire de ce que nous désirons pour les Jeux Olympiques. » Pour lui ces concours ne peuvent qu’échouer, de par le lieu, le nombre élevé de commissions et de sous-commissions et l’énormité du programme. Mais l’organisation est en route.

L’exposition alors montée au Champ de Mars à Paris, accueille les Jeux Olympiques en retrait au Bois de Vincennes aux abords du lac Daumesnil, dont l’entrée au public donne lieu à l’achat d’un ticket supplémentaire. Suite à la demande insistante de certains commissaires généraux étrangers et d’exposants français, non satisfaits de l’espace leur étant alloué dans l’enceinte urbaine, toute une série d’annexes est créée dans la région du lac. Ce processus accentue l’appartenance des Jeux Olympiques à l’exposition universelle.

Organiser ces concours d’exercices physiques et de sport durant l’exposition universelle, c’est, pour Alfred Picard, allumer un projecteur sur les progrès faits en matière d’éducation de la jeunesse en vue de préparer la nouvelle génération à défendre son pays.

Coûteux et parfois irréalisable, le programme est réduit aux deux tiers en privilégiant les concours les plus populaires. Une commission internationale d’hygiène et de physiologie étudiera l’influence des exercices des concours sur l’organisme humain qu’elle publiera sous forme de rapport.

C’est le sport de l’exposition universelle : la présentation d’un niveau et d’un savoir-faire par une mise en compétition, une évaluation des progrès et de la place de la France dans une hiérarchie mondiale, et la présentation au grand public dans un objectif de notoriété et de popularisation. Bien que l’événement puisse de ce point de vue nourrir le développement et la promotion du sport, les différences de classification et du choix des sports, de définition et d’idéologie concernant l’événement, créent de la confusion et se trouvent témoin d’une césure nouvelle interne au sport en général. On retrouve ici pleinement la relation, encore actuelle, d’opposition, de concurrence et de proximité nécessaire pour une influence réciproque entre l’éducation physique et le sport. Il s’en trouve par là-même qu’une trop forte proximité ne sert pas également les deux partis de l’opposition et il semble que si les concours d’éducation physique sont considérés comme une réussite, les Jeux Olympiques ne le sont pas. La tâche patriotique vue d’un côté comme un succès signifie de l’autre une mise en charpie.

Car finalement appelés en renfort, bien qu’écartés auparavant, les sportifs sauvent en quelque sorte les concours d’éducation physique et de sport en mettant à disposition personnel et infrastructures sportives et livrent ainsi leur œuvre à une manifestation qui ne lui correspond pas.

lundi 21 janvier 2008

Le paradoxe Infocom

Les STAPS (1) sont sportifs ou le deviennent et leurs enseignants sont tous éducateurs ou anciens sportifs, les étudiants de Lettres lisent, les germanistes parlent allemand. Suivant toute logique, la section Infocom (2) devrait regrouper des étudiants naturellement communicants ou aspirant à le devenir et des maîtres de conférence ou intervenants spécialistes soit de la gestion ou des techniques de l’information soit de la communication aussi bien organisationnelle qu’institutionnelle, entre autres conceptions/utilisations du terme.


La communication en infocom

Pourtant les sujets imposés des dossiers arrivent aux étudiants avec plus d’un mois de retard, la transmission de l’information se fait souvent lorsque le problème se pose et non en amont, la liste de diffusion électronique est toujours incomplète au deuxième semestre et le sera encore certainement lorsque l’année touchera à sa fin, les dossiers sont remis sans émargement à une secrétaire voisine de la secrétaire Infocom, elle-même réputée pour sa disponibilité (!), sa gentillesse (!), son amabilité (!), son calme (!) en toute circonstance, et la batte de baseball glissée derrière son bureau en cas de blocage du bâtiment par les grévistes. Tout comme « l’exception confirme la règle » en grammaire française, la modification confirme l’information en M1 Infocom.

Il y a à l’évidence un manque de communication rarement égalé entre les enseignants et l’administration, entre les enseignants entre eux. Finalement, les seuls à communiquer sont les étudiants, qui réussissent tant bien que mal à lire l’emploi du temps, à venir assez régulièrement en cours tout en organisant une grève, à rendre le bon nombre de dossiers au bon endroit au bon moment, et chose surprenante, à continuer de venir en cours, avec le sourire qui plus est.


Les Masters sont des Warriors

Si ces étudiants-là sont arrivés jusqu’en master et persistent à s’inscrire à la fac, c’est sans doute parce qu’ils savent sans cesse renouveler leur motivation et parce qu’ils espèrent en sortir bientôt. Même si leur discours porte majoritairement sur l’incompétence des intervenants en matière d’enseignement, sur celle des agents administratifs et sur l’incohérence de l’emploi du temps, il compensent leur tendance apparente à la négativité par une aptitude à considérer de manière positive chaque situation et chaque projet et par un détachement facile voire quasi-systématique.


Les sources de dysfonctionnement

Plusieurs approches existent suivant les différents acteurs :
- le désordre administratif est subi à la fois par les enseignants et les étudiants
- les enseignants n’en font qu’à leur tête, l’administration s’adapte comme elle peut, les étudiants en font autant.
- Les étudiants forment un groupe d’importance différente très hétérogène suivant les années et agissent sur l’ensemble de l’Université par leurs manifestations syndicalistes, ce qui perturbe l’organisation administrative et tant l’avancée du programme pédagogique que le calendrier des examens.

On assiste en réalité à une articulation de ces trois aspects suivant les départements. Il semble alors que l’année 2007-2008 soit particulièrement épicée pour les Infocom. Puisque le désordre administratif y est particulièrement reconnaissable. Parce que les enseignants y ajoutent leurs absences officiellement prévues ou non et allongent systématiquement le circuit de transmission de l’information, perdant alors en fiabilité, en passant par un intermédiaire (le secrétariat ou un étudiant). Et enfin, parce que les gauchistes sont passés à l’action et entamé une guerre bloqueurs-antibloqueurs avec comme acteurs principaux Hugo Délire, Sud Etudiants, et Marc Gontard, président de l’Université.

Alors découragement ? Abandon ? Le nombre de dossiers de spécialisation rendus en est peut-être un indicateur (mais on n'est pas prêt d’en avoir les résultats. Correction et saisie informatique obligent). En tout cas ceux qui sont toujours là, qui par leur simple présence sans même prendre la parole font dire à une enseignante : « mais arrêtez de m’engueuler ! Je suis à crans, alors je me permets de m’énerver… », tiennent bien le coup.


Quand les enseignants communiquent

Ainsi, plus les enseignants sont occupés, autrement dit plus ils accumulent les fonctions, universitaires ou autres, plus ils délèguent. La secrétaire n’est alors plus une simple secrétaire, mais plutôt une assistante, qui doit à la fois gérer une branche (elles sont nombreuses) de l’arbre administratif, mais également communiquer, assister, coordonner, ce qui constitue des compétences plus poussées voire différentes. Le dialogue étudiants-enseignants diminue par un manque de disponibilité et de sujets traitant de la vie et des conditions universitaires. Ceci crée, parfois encore alimentée par la mise en valeur excessive d’une supériorité de l’enseignant, une distance entre les deux partis, alors même que les enseignants souhaitent plus d’interactions. On sert alors à l’étudiant un dossier par groupe imposé dont le sujet est imposé, avec comme arguments principaux le travail collectif et la capacité à produire un travail imposé, comme ce serait le cas dans l’univers professionnel. Quid des conditions de travail ? Des horaires fixes ? Des locaux ? Du salaire ? Sans parler des aspects encadrement et formation (savoirs-faire, connaissances) qui visent à l’université à transmettre, à enseigner. Alors l’autoorganisation sous cet angle est-il vraiment formateur dans ces conditions ? Ou bien est-ce surtout un moyen pour les enseignants de se délester d’une charge de travail ?


La métaphore comme exutoire

Les étudiants mis à distance de leur campus par les grèves, mis à distance de leurs enseignants, se rejoignent pour pouvoir étudier et se défouler. MSN Messenger et les listes diffusion servent à transmettre autant d’informations que de critiques et d’opinions. La métaphore est la figure de style prédominante, peut-être bien à cause d'un faible niveau rédactionnel chez les étudiants, mais surtout parce qu’elle peut y inclure un humour compréhensible intégré dans un texte rédigé. Car finalement on remarque d’une part que beaucoup d’étudiants aiment écrire, d’autre part par la lecture progressive (tout au long de leur réalisation) de certains chapitres des dossiers de spécialisation, que leurs écrits peuvent tout aussi bien être emprunts d’une culture typiquement estudiantine :

La phrase barque attend déjà le lecteur pour l’amener en bateau. Une fois sur les flots, on surfe facilement sur la vague de l’inspiration syntaxique, ce qui permet de continuer à naviguer même lorsqu’il n’y a plus de fond. Mais les méduses orthographiques font ralentir le lecteur et à son contact, aspirent peu à peu la bonne volonté des sauveteurs et des autorités. « Un homme à la mer ! » « Prévenons les autorités et laissons-le couler ». L’équipage arrive enfin à bon port, la sirène d’alarme du calendrier retentissant, accompagné de l’espoir de la prise en considération de la tempête intempestive (3) qui a mis en danger l’embarcation.


Et l’Université, où tant d’étudiants malchanceux disparaissent en suivant le chant d’une sirène au loin, en s’écrasant sur les rochers ou en coulant leur navire, reflète bien cette mer si belle et si riche de la terre bretonne, mais aussi si sauvage lorsqu’elle se laisse emporter par les vents de la liberté.



(1) STAPS = Sciences et Techniques et Activités Physiques et Sportives
(2) Infocom = Sciences de l’Information et de la Communication (SIC)
(3) renvoie au concept de l'excuse excusable.

jeudi 29 novembre 2007

Vivez la nuit !

De "Dazibao" à "la Nuit des 4 jeudis"
L'événement hébdomadaire innovant à Rennes qui rassemble les jeunes est né de la volonté d'animer la vie nocture.


C'est suite à un séjour de certains directeurs municipaux rennais en Espagne que le projet a été créé. La réflexion est partie d'une observation : les cités vivent la nuit. En 2005, les plaintes des habitants de la Place Saint Anne et des alentours concernant leniveau sonore se multipliaient, en particulier le jeudi vers deux ou trois heures du matin. Que faire pour que tous les citoyens se sentent bien à Rennes sans avoir recours à la répression ?

Les différents services de la ville mettent alors en place un projet : Dazibao. On tente de délocaliser le lieu de rassemblement des jeunes en organisant leurs soirées : les tables de ping-pong remplacent les bars. Puis on déploie le concept qu'on baptise "la Nuit des 4 jeudis". A chaque jeudi son thème entre art, culture, musique et sport. L'idée, selon Pierre Leclerc, directeur des sports, c'est que la ville donne l'impulsion et que les associations s'investissent peu à peu pour prendre le flambeau.

Même si les soirées étudiantes ont toujours lieu "rue de La Soif", la poudre a bien pris. Les associations sont actives dans la plupart des domaines sauf dans celui du sport, où elles restent encore discrètes malgré la forte participation des citoyens. Aujourd'hui, des infrastructures seront ouvertes de 22 heures à 3 heures dans toute la ville et des activités nouvelles et variées seront proposées : du volley au tchouk ball en passant par le tennis de table flottant et le cécifoot. Ce soir, c'est la Nuit du Sport, venez nombreux !

Un miroir du ciel Place Coëtquen

Une fontaine en mémoire des flammes


Le grand incendie de décembre 1720, qui détruisit 10 000 bâtiments en 6 jours dans le centre-ville de Rennes, s’était éteint sous une pluie miraculeuse. C’est place Coëtquen que les dernières flammes se sont noyées et que se dresse depuis 1993 une fontaine. Elle fut commandée par la Ville de Rennes et la Direction Régionale des Affaires Culturelles à Claudio Parmiggiani en commémoration de cette bataille contre le feu.

Le sculpteur italien expose ainsi aux citoyens rennais une partie de son Œuvre qui, disséminée à travers plusieurs pays, met en scène le renouveau dans une certaine sobriété postmoderne. Sa fontaine est un édifice défiant le temps, une empreinte dont l’eau abondante, jaillissante et calme représente une renaissance perpétuelle qui rappelle aussi la longue reconstruction de la ville. La tête rêveuse d’une muse en marbre en blanc posée sur le socle de granit bleu des baptistères marque l’association des traditions italienne et bretonne.

Le rituel veut que l’on descende trois marches et mette entre parenthèses l’agitation urbaine pour entrer dans un espace propice à la méditation. L’eau reflète-t-elle les bâtiments environnants ou la voûte céleste, « agent de l’imaginaire » ? Le passant se regarde-t-il simplement comme dans un miroir car « se tourner vers le passé, c'est simplement une façon de se regarder soi-même » tel que l’estime Parmiggiani ?

Samedi après-midi, des jeunes se retrouvent près de la fontaine, s’asseyent parfois, et il arrive qu’une personne intriguée s’arrête un instant et s’approche pour se mirer dans l’eau. Digne d’une œuvre d’art, l’installation interpelle et fait réfléchir, l’interprétation étant laissée libre à chacun. Mais plus qu’une sculpture, la fontaine constitue bien un espace de repos et de rêverie, contrastant avec l’affolement de jadis.


mercredi 28 novembre 2007

Encyclopédie du monde estudiantin militant

Introduction
Cet abécédaire est le fruit d'une décompression collective suite aux échanges enflammés par emails via la liste de diffusion d'une promo universitaire beignée dans la friture du mouvement gréviste contre la LRU.
Les termes et définitions sont nés d'une réaction fort humaine qu'est l'humour face à la difficulté et à l'absurdité de la situation. Le point de vue est majoritairement celui d'anti-bloqueurs qui souhaitent étudier. L'opinion sur la loi, paradoxalement peu exprimée par les étudiants en dehors des AG, n'est pas prise en compte ici. Seules des réactions au mouvement sont à la base de ce lexique dont le ton est inévitablement sarcastique.


AG
Concept de l'apothéose de la glande mis en pratique dans une assemblée de glandeurs

Coyote
Etudiant habitant dans l'hypercentre pour pouvoir boycotter les cours plus efficacement.

Etudiant
Aller à la fac pour voir ce qu'il s'y passe et ce qu'on peut y faire. Ne pas confondre avec l'action d'étudier.

Glandeur
Etudiant qui cherche des occasions de ne pas aller en cours

Hugo Délire
Chef de troupes extrêmement gauchiste. Comme Melchior et ses potes, suivez des yeux l'Etoile du Berger. Les idiots regardent le mégaphone.

Pokemon
Face aux bloqueurs, les anti-bloqueurs évoluent en débloqueurs après avoir accumulé suffisamment d'expérience. Au final tout le monde débloque.